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Actualités - article 30

Accessibilité - 12 Dec 2006Etude sur l'Accessibilité de cent sites web par l'ONU : 97% des sites testés restent totalement inaccessibles.

L'étude Nomensa concerne cent sites de domaines divers (institution, commerce, voyages, média) pour 20 pays englobant les 5 continents.

Les 65 critères WCAG ont été testés pour chacun des sites dans le but de déterminer le niveau de priorité atteint par la page d'accueil.

Le résultat global : 97% des sites ne passent pas le niveau A de W.C.A.G, confirmant les résultats obtenus précédemment par l'étude du colloque Accessibilité en Europe 2005 qui portait sur plus de 11000 sites européens.

Seuls trois sites, le site de la chancellerie Allemande, du premier ministre Britannique et du gouvernement Espagnol ont pu être validés pour le niveau WCAG A.

Il faut noter que ces trois sites sont tous situés dans des pays qui ont adopté assez tôt une démarche législative concernant l'Accessibilité.

Aucun des sites institutionnels français ne passe le niveau A, ce qui laisse songeur sur l'expertise affichée, notamment, sur le site de la présidence française dont on peut supposer qu'il a été testé.

Parmi les autres résultats de cette étude, on peut noter une grande permanence dans la hiérarchie des problèmes les plus fréquemment rencontrés  :

  • Pour 93%, des descriptions alternatives d'image innapropriées
  • Pour 98%, du code Html obsolète
  • Pour 97%, des intitulés de liens non explicites
  • Pour 92%, l'absence de liens d'évitements.

Ces résultats sont très similaires à ceux qui ressortent de l'étude du colloque sur l'Accessibilité en Europe de 2005.

Si cette stagnation des résultats peut être compréhensible en France où on attend encore, 2 ans après, la publication du décret d'application de la loi de Janvier 2005, il est plus inquiétant pour des pays comme la Grande-Bretagne ou l'Espagne.

Peut-être faut-il y voir un effet d'échantillonnage de l'étude : en choisissant des sites emblématiques à fort trafic, on cible nécessairement des cas difficiles, notamment parce qu'ils sont souvent intégrés dans des systèmes d'informations complexes à adapter.

Par curiosité, j'ai voulu vérifier la page d'accueil du site de la chancellerie Allemande qui passe le niveau WCAG A.

Malheureusement, j'ai trouvé plusieurs violations importante pour ce premier niveau, notamment :

  • Une absence d'un des deux procédés (headers=id ou scope) qui permet de lier un en-tête aux cellules de données (W.C.A.G 5.2)
  • Une absence d'alternative synchronisée pour des supports vidéos ( W.C.A.G 1.4)
  • L'absence d'indication de changement de langue : par exemple, pour les termes "podcast" ou "online" sur la page d'accueil (W.C.A.G 4.1)

Formellement, la page d'accueil ne peut pas être validée W.C.A.G A ; ce qui pose, peut-être, un souci méthodologique dans la conduite des tests par Nomensa.

Quoi qu'il en soit, cette étude confirme, si besoin était, les énormes efforts en terme de pédagogie ou d'évangélisation, pour reprendre le terme consacré, qu'il reste à fournir si on veut qu'un jour l'Accessibilité du web devienne autre chose qu'un sujet de compassion...

Pour en savoir plus :

Note : Cette étude sera prochainement intégrée au dossier chiffres clés sur l'accessibilité du web publié sur WebonOrme

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